Fontenilles : le temps du désenchantement démocratique
Au terme de six années d'engagement au service des électeurs, nous achevons ce mandat avec une certitude profonde : la majorité a trop souvent assimilé sa position à un droit sans limites. Au lieu de favoriser l'échange, la confrontation des points de vue et le respect des compétences, elle a instauré une pratique empreinte de mépris : refus de débat, réponses évasives, propositions ignorées et décisions prises en chambre close.
Ces méthodes ne portent pas seulement atteinte aux élus ; elles bafouent surtout les habitants qui sont en droit d'exiger une démocratie locale vivante, transparente et respectueuse. Gouverner ne consiste pas à imposer le silence, mais à organiser le dialogue.
Il faut le rappeler fermement : la démocratie locale n'est pas la propriété d'une majorité. Elle repose sur l'écoute, la considération et la responsabilité collective. Sans respect pour la minorité, il n'y a pas de majorité légitime, seulement de l'arbitraire. Ceux qui traitent l'opposition comme un simple décor portent atteinte à la qualité même des décisions publiques.
Nous demandons que cessent ces atteintes aux principes démocratiques. La politique locale mérite mieux que le silence imposé et l'arrogance de façade.
À toutes les Fontenilloises et à tous les Fontenillois, nous adressons nos sincères remerciements pour la confiance accordée. Que cette fin de mandat soit le signal d'un réveil démocratique. Ce mandat s'achève, mais notre engagement, lui, demeure intact. Nous continuerons à nous impliquer politiquement pour faire vivre le débat, défendre les habitants et rappeler que le pluralisme n'est pas une contrainte, mais une richesse.
THÉRÈSE MONFRAIX, Conseillère Municipale sortante